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Les fintechs harcelées par les investisseurs

Lundi 22 novembre 2021 à 15h22 par ATLANTIC Finance

Aux 6 premiers mois de 2021, les start-ups qui se spécialisent dans la finance ont levé 1, 5 Mds d’euros. Elles auraient pu pourtant récolter plus, vu la hausse des demandes de fonds de capital-risque. À l’instar de la plus célèbre entreprise Ledger qui se spécialise dans les cryptomonnaies, un certain nombre de fintech françaises deviennent des licornes depuis le début de 2021.

La situation s’est renversée. Dorénavant, il n’appartient plus aux start-ups de tout faire pour séduire les investisseurs, mais le contraire, les capitaux affluent massivement dans l’écosystème start-up français. C’est ce qu’affirment les fintechs françaises. Pour preuve, les jeunes pousses spécialisées dans la finance ont levé 1,5 Mds d’euros à la première moitié de 2021 d’après France Fintech. Des licornes en sont nées pour ne citer que Ledger, valorisé à plus de 1, 5 Mds de dollars, ou Alan dans l’assurance santé à 1, 4 Mds d’euros, ou encore l’assurtech Shift Technology.

5 ans auparavant, les fintechs n’intéressaient pourtant pas les investisseurs. Selon un expert d’une société qui a investi dans différentes fintechs françaises, ces dernières arrivent à maturité. Certaines règles telles que l’open banking leur a facilité l’accès à d’immenses données, donc à concevoir de nouveaux services innovants. Les jeunes pousses financières peuvent aisément reproduire leur modèle à travers l’Europe grâce au dispositif du passeport européen. C’est un ancrage géographique qui séduit particulièrement les Venture Capital, augmentant dans la même foulée les valorisations et la surenchère dans le secteur.

Une situation qui ne correspond pas à la réalité

Les Venture Capital ne cessent de les contacter, rapporte un fondateur d’une jeune pousse qui a levé des fonds au début de 2021. Il a reçu 7 mails venant d’un même fonds en l’espace d’un mois, mais refuse de discuter, car trop occupé. De son côté, Pennylane, une fintech experte en comptabilité a calmé les avances de l’un de ses investisseurs en la personne de Sequoia Capital qui a investi 15 M dans la société au mois de juin. L’Américain souhaitait investir plus, mais la fintech jugeait cela irraisonné. Selon le responsable de la jeune pousse, il préfère une valorisation qui suit le concept du revenu mensuel récurrent.

La majorité des récentes levées de fonds dans la fintech ne correspondent pas ainsi à la réalité. Alors que les entreprises convoitées ne réalisent que des CA très faibles, certaines des récentes levées de fonds ont fait des dizaines de millions d’euros. D’autres jeunes pousses déclarent même avoir reçu des propositions tout à fait exorbitantes.

Selon les fintechs françaises, ce sont les fonds américains qui en font le plus. Ils proposent de réaliser de grand cash out ou rachats du capital auprès des actionnaires ou des fondateurs actionnaires et salariés. Un tel attrait ne signifie pourtant pas de l’empressement. Pour cause, ils appréhendent bien le marché, car disposent de méthodes d’évaluation d’entreprises, une sorte de logiciel de comptabilité Quickbooks européen.

Les fonds asiatiques se font aussi pressants. Récemment, SoftBank a ainsi organisé une rencontre avec 30 startups environ où étaient entre autres présentes Lydia, Qonto, Swile et Alma. On ne sait pas lesquelles d’entre elles ont accepté les propositions de la société holding japonaise.

Pour en savoir plus : https://www.a-finance.fr/les-fintechs-harcelees-par-les-investisseurs
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