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Peut-on encore financer sa reprise d’entreprise en ce Printemps 2010 ?

Jeudi 22 avril 2010 à 12h03 par GESTION, CONSEIL & DEVELOPPEMENT

La période actuelle :

Elle n’est pas forcément moins propice à la reprise d’entreprise. Ce qui est sûr, c’est qu’avec la conjoncture, les valorisations ont tendance à baisser... Les cédants qui présentent des comptes 2009 "en retrait" ont plutôt tendance à s’accrocher aux valorisations précédentes. D’où, 2 attitudes possibles :

a) le conflit

b) le différé de leur projet de cession…

C’est peut-être le moment de leur proposer un "earn out" pour accompagner la cession - reprise…

Par contre, les chefs d’entreprise qui doivent céder aujourd’hui ont tendance - eux - à être plus conciliants. Le repreneur pourra négocier et obtenir un crédit vendeur plus facilement, ce qui sera du meilleur effet vis-à-vis du banquier.

Quelles difficultés d’aujourd’hui ?

La première est liée au fait que les bilans 2009 (des entreprises qui clôturent au 31-12) ne sont pas encore sortis et que les liasses fiscales 2008 (31–12–2008) datent de 15 mois ! Une situation intermédiaire récente 2009 est incontournable à l’examen du dossier de reprise.

Une constatation répandue : chute du CAHT et pression sur les marges ! Au repreneur, donc, de bien appréhender le métier de l’entreprise et de montrer sa capacité à réorienter le "business model" si nécessaire…

Il devra également valider la bonne "épaisseur" du carnet de commandes, au-delà des comptes 2009 et faire bien attention à la récurrence ou non de la clientèle…

Quel dossier de reprise ?

Le point fondamental, c’est plus que jamais… la qualité du repreneur !

Si les banques, avant, procédaient à l’analyse de la cible et à la validation de la pérennité des "cash flows ", l’enjeu c’est maintenant et basiquement, la justification économique et industrielle du CAHT, puis ensuite des marges (EBE) et des "cash flows" futurs…

Il ne sera pas forcément demandé au repreneur d’être issu du secteur, mais à coup sûr d’avoir un projet pour l’entreprise et de mettre en avant sa capacité à construire un business plan réaliste.

Les valorisations devront être réalistes, elles aussi ! Plutôt 4 fois l’EBIT, que 5 à 6 ! Et attention à la dette nette et donc à la capacité d’endettement (supplémentaire) de la cible et de remboursement (supplémentaire) avant de pouvoir remonter des dividendes à la holding de reprise…

Attention également à la répartition du CAHT et à la concentration des clients…

Il est sûr que tout cela participe de la recherche de la continuité et constitue un facteur de réduction du Risque pour le banquier comme pour le repreneur. Ajoutons : l’obtention d’un crédit vendeur de la part du cédant et un accompagnement de 6 mois… Puis l’identification des hommes clés dans l’entreprise (avant la reprise) et une association éventuelle à leur proposer au capital de la holding de reprise.

Quel endettement aujourd’hui ?

De 5 à 7 ans, en matière de durée, jamais plus de 7 ans. Attention à la résistance du banquier à l’année de "différé de remboursement d’emprunt" pourtant bien utile…

Une CAF du Groupe (holding + cible) > 150 % des remboursements (holding + fille)

Quid des ratios d’endettement ? Le "3 pour 1" (75 % d’endettement pour 25 % de fonds propres) est à oublier… Tournez également les talons quand vous entendrez une banque exiger de vous du "1 pour 1" : frilosité extrême et sans doute aucune envie de faire l’opération… Le ratio raisonnable, c’est de 30 à 35 % de Fonds Propres, c'est-à-dire du "2 pour 1"

N’oubliez pas qu’il est généralement admis que l’on ne peut pas "remonter" plus de 70 % du résultat net de la fille à la holding pour lui permettre de rembourser l’emprunt lié à l’acquisition ! C’est cela qui va vous donner la capacité de lever un emprunt et que le "reste" c’est à vous de l’apporter…

Quels taux d’intérêt aujourd’hui ?

Les taux d’intérêt sont historiquement bas ! L’ "euribor moyen 3 mois" est à 0,645 % en Avril 2010 !!!



Evolution de la moyenne mensuelle du taux Euribor 3 mois de décembre 2008 à février 2010.

Le repreneur pourra emprunter en taux variable, pour son LBO, à euribor moyen 3 mois + 1 (très bon dossier) à 2 points (selon les dossiers). Ne pas oublier en cas de prêt à taux variable de demander un "cap" (un maximum de variation) et une possibilité de "swap" (changement pour un taux fixe).

Quant à un emprunt à taux fixe, le repreneur pourra y avoir recours (toujours pour son LBO) à 3,25 % + 1 à 2 points.

OSEO – Financement, dans le cadre d’un CDT (Contrat de Développement Transmission), propose une financement (de 5 à 7 ans, représentant de 25 à 40 % du prêt bancaire avec un maximum de 400 K€) à taux fixe à 5,52 % et à taux variable à 3,745 %, garantie incluse.

Et l’avenir immédiat ?

Il est généralement admis selon les conjoncturistes que cette belle courbe avec les taux qui baissent en continu… c’est bientôt du passé ! Les taux devraient – nous dit-on - rester stables jusqu’au mois de juin 2010 et à l’été, commenceraient à remonter…

Alors à vos projets de reprise, Mesdames, Messieurs les repreneurs !

Diagnostic, évaluation, protocole, garantie de bilan, audits d’acquisition, montage financier, business plan, recherche de financement…

Il faut RAS-SU-RER, à commencer par vous-même… En avant pour un projet économiquement viable et financièrement fiable !

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A propos de GESTION, CONSEIL & DEVELOPPEMENT
Contact :
François AYACHE
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Nous vous proposons un accompagnement tout au long de votre processus de reprise. 15 ans d'expérience et d'animation de conférences et de séminaires de formation chez FUSACQ, Association HEC, ESSEC-Entrepreneurs, CCIP, APEC, CRA-Formation, PARIS IX Dauphine, IFAG Paris...