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L'intersyndicale de FRANCE RAIL INDUSTRY favorable à l'offre de rachat du chinois JINGYE

Jeudi 16 juillet 2020 à 15h00

L'intersyndicale de France Rail Industry (FRI) à Hayange (Moselle) a émis un avis "favorable" à l'offre de reprise du chinois Jingye, qui "semble être la plus intéressante", et donné un avis "défavorable" aux quatre autres candidats, a-t-elle annoncé mercredi.

"Des cinq, c'est de loin Jingye qui a le meilleur dossier. Jingye nous semble être l'offre la plus intéressante pour Hayange", indique dans un communiqué l'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC et FO) du site mosellan.

"Même si les Chinois n'ont pas bonne réputation en matière de reprise, que l'on ne connaît pas leur réelle volonté, que leur plan industriel est aujourd'hui ambitieux (450.000 tonnes), ce sont les seuls à avoir un projet réalisable pour Ascoval", détaille l'intersyndicale.

En mars, le chinois Jingye a racheté le groupe British Steel en faillite, mais sans reprendre l'usine d'Hayange, qui emploie environ 450 personnes.

Le site sidérurgique, qui fabrique des rails, est le principal fournisseur de la SNCF, un actif considéré comme "stratégique" par le gouvernement français et qui nécessite donc le feu vert des autorités françaises pour son rachat.

"Nous sommes stratégiques mais pour qui? Et pourquoi? Pour sauver Ascoval? Pour l'image médiatique du gouvernement? Ou pour conserver en France le seul fabricant de rails de l'Hexagone?", s'interrogent les syndicats.

Outre Jingye, quatre autres industriels ont déposé des offres de reprise (ArcelorMittal, Olympus-Greybull, Liberty et Jindal), pour lesquelles l'intersyndicale a émis un avis "défavorable". L'avis est même "très, très, très défavorable" pour ArcelorMittal, que "le gouvernement cherche à placer à tout prix depuis février", croit savoir l'intersyndicale.

Dans leur projet de reprise, le leader de l'acier et le groupe indien Jindal n'intègrent pas l'aciérie Ascoval à Saint-Saulve (Nord). Or, la reprise du "duo Hayange/Ascoval" est "un souhait gouvernemental", rappelle l'intersyndicale.

La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg doit examiner vendredi les cinq offres.

"Tout est tronqué par le fait que le gouvernement soit partie prenante. Entre obligation d'être liés à Ascoval, ce qui a potentiellement découragé certains acheteurs (et) l'autorisation ou pas de l'IEF (contrôle des investissements étrangers en France, NDLR) donnée par ce même gouvernement suivant l'origine du repreneur, qui reste-t-il?", dénoncent les syndicats.

Par ailleurs, ils demandent au ministère de l'Economie "la création d'une commission spéciale de suivi des investissements pour France Rail Industry" qui "devra se mettre en place dans le mois qui suit la décision du tribunal".











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