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Les transmissions d'entreprises ont baissé d'un tiers en trois ans selon une étude publiée mardi par BPCE l'Observatoire

Mercredi 15 mai 2019 à 11h00

Les cessions-transmissions d'entreprises en France ont diminué d'un tiers en trois ans, selon une étude publiée mardi par BPCE l'Observatoire qui s'inquiète pour le tissu économique français alors que les dirigeants de PME sont de plus en plus âgés.

Le nombre de cessions-transmissions est passé de 76.105 en 2013 à 50.877 en 2016, avec une baisse de 66% pour les très petites entreprises (TPE) artisanales.

S'il diminue pour toutes les tailles d'entreprises, le taux de transmission progresse fortement avec la taille : en 2016, il va de 0,8% pour les entreprises sans salarié à 13,3% pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI), qui en comptent entre 250 et 4.999.

Les transmissions familiales, qui représentent 22% des cessions, sont la seule modalité de transmission qui n'a pas reculé, contrairement aux mises en vente et aux cessions à des associés, par exemple, selon l'étude qui porte sur quelque 3 millions d'entreprises au total, dont 213.725 PME et ETI.

Mais "la transmission familiale est en net recul pour les entreprises de plus de 100 salariés depuis 2014, signe d'une plus grande difficulté à assurer la pérennité d'un capitalisme familial en France", selon l'étude.

Le vieillissement du dirigeant rend la cession de son entreprise plus difficile, et ce alors qu'un dirigeant de PME sur cinq a aujourd'hui plus de 60 ans, contre moins de 15% en 2005.

Entre 2013 et 2016, le taux de cession n'a régressé que de 1,8 point de pourcentage pour les quadragénaires, contre 3,1 points pour les sexagénaires et de 4 points au-delà de 65 ans.

A cause du vieillissement des dirigeants, "il existe un risque de gonflement de stock d'entités en vente, mais de moins en moins innovantes", selon les auteurs de l'étude qui s'inquiètent aussi d'un "sous-investissement frappant une part croissante des PME" risquant d'entraîner une perte de compétitivité pour l'économie française.

Des données complètes et détaillées ne sont disponibles que jusqu'à 2016. Pour 2017 et 2018, "la tendance s'est au mieux stabilisée voir légèrement dégradée", a déclaré à l'AFP Alain Tourdjman, directeur Etudes et Prospective du groupe BPCE.







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