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Le tribunal reporte au 20 mars l'examen des offres de reprise d'ARJOWIGGINS

Vendredi 08 mars 2019 à 10h00

Répit pour les salariés d'Arjowiggins Graphic : le tribunal de commerce de Nanterre a renvoyé au 20 mars l'examen des offres de reprise des trois usines papetières, en redressement judiciaire depuis janvier, a-t-on appris jeudi auprès de l'avocate des salariés et des syndicats.

Le tribunal a aussi fixé une nouvelle date-limite, le 15 mars, pour le dépôt des offres concernant l'usine la plus importante, à Bessé-sur-Braye (Sarthe), a indiqué à l'AFP l'avocate des salariés, Me Justine Candat.

Cela permet au candidat suédo-norvégien, Lessebo, le seul candidat à la reprise des trois usines, d'améliorer son dossier, a précisé Me Candat.

Les trois usines, dont deux sont situées dans la Sarthe et une dans l'Aisne et où travaillent en tout près d'un millier de salariés, ont été placées en redressement judiciaire le 8 janvier.

"On est soulagés, parce que ça nous laisse encore 15 jours pour que le repreneur puisse étayer son dossier comme il faut", a déclaré à l'AFP Laurent Trudel, délégué CGT, qui décrit une journée d'attente éprouvante pour les salariés qui redoutaient un placement en liquidation.

Au cours des jours qui viennent, il y a "deux choses primordiales" à travailler, a-t-il précisé: "rassurer l'Etat et les collectivités au niveau du business plan, parce que c'est pas encore tout ficelé" et "voir comment on va fonctionner avec 200 salariés en moins" dans l'usine de Bessé-sur-Braye, a-t-il ajouté.

"C'est plutôt une bonne nouvelle. Après, il ne faut pas s'enflammer", a réagi Christophe Garcia, délégué CFE-CGC, qui estime que "le plus dur reste à faire". Le candidat à la reprise doit se rendre sur le site de Bessé-sur-Braye "en milieu de semaine prochaine", a-t-il précisé.

Jeudi, quelque 250 salariés se sont déplacés à Nanterre, alors que le tribunal examinait les offres de reprise. En-dehors de celle de Lessebo, trois autres offres ont été déposées pour le seul site de Greenfield, à Château-Thierry (Aisne), et une quatrième pour le site du Bourray, près du Mans (Sarthe).

Le groupe suédois de bois et de papier Lessebo, associé à un investisseur norvégien, propose de reprendre 413 salariés sur 580 à l'usine de Bessé-sur-Braye, 210 sur 270 à l'usine de Bourray et la totalité des 75 salariés de celle de Château-Thierry.

Dans la Sarthe, la perspective d'une fermeture des usines suscite une forte inquiétude. Une manifestation a rassemblé 400 personnes le 28 février à Bessé-sur-Braye, après une première mobilisation d'environ 500 personnes au Mans le 20 février.









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