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Le patron de GALLIMARD pense que la fusion entre HACHETTE et EDITIS va porter préjudice sur le marché

Vendredi 19 novembre 2021 à 08h00

La fusion d'Hachette (groupe Lagardère), premier éditeur français, avec son challenger Editis, propriété de Vivendi, n'est "pas possible pour des raisons de concurrence", a tranché lundi Antoine Gallimard, interrogé sur BFM Business.

"Cette acquisition ne me semble pas possible, à la fois pour le respect des règles de la concurrence et pour éviter un abus de position dominante. J'attends beaucoup de la direction de la concurrence européenne qui regarde cette affaire", a répété le dirigeant de 74 ans, à la tête du groupe Madrigall, maison mère des éditions Gallimard, fondées par son grand-père.

Le géant des médias Vivendi, contrôlé par la famille Bolloré, a annoncé en septembre son intention de monter à 45% du capital du groupe Lagardère, puis de lancer une offre publique d'acquisition sur le solde des actions.

L'opération doit conduire au rapprochement de plusieurs médias comme Europe 1 et CNews, ainsi que des groupes Hachette Livre et Editis, concurrents dans de nombreux secteurs de l'édition, notamment dans les manuels scolaires.

L'opération doit ainsi être validée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel et par la Commission européenne.

Il est "trop tôt" pour savoir qui, de Hachette ou d'Editis, devra vendre des maisons d'édition pour rendre possible la fusion entre les deux concurrents, avait déclaré fin octobre la directrice financière de Lagardère Sophie Stabile, interrogée lors de la présentation des résultats du groupe.

Lundi, Antoine Gallimard n'a pas souhaité se positionner sur les actifs qui pourraient l'intéresser.

"On a deux approches très différentes. Moi je pense que l'édition c'est avant tout de la recherche littéraire, des auteurs y compris de jeunesse, mais pas forcément le rapprochement des médias", a plaidé le président de Madrigall, troisième groupe d'édition français.

M. Gallimard a rappelé qu'en 2004, le groupe Vivendi alors dirigé par Jean-Marie Messier avait été empêché par la Commission européenne de céder la totalité de son pôle d'édition à Lagardère. La partie française, renommée Editis, avait été cédée à des investisseurs avant de revenir fin 2018 dans le giron de Vivendi.

Il a également mentionné la décision récente du gouvernement américain d'engager une procédure judiciaire pour bloquer l'acquisition de la maison d'édition Simon & Schuster (ViacomCBS) par sa rivale Penguin Random House (filiale du géant allemand Bertelsmann), afin d'empêcher une situation de monopole.







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