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Le groupe industriel KME "ouvert" à la cession partielle ou totale de ses sites français

Mardi 28 janvier 2014 à 10h52

Le groupe italien KME, spécialisé dans la transformation de cuivre, est "ouvert" à la cession totale ou partielle de ses sites français, où il emploie près de 900 personnes, a indiqué à l'AFP Frédéric Weishaar, président de la filiale hexagonale.

"Nous n'avons pas la volonté de désinvestir ou de nous désengager de nos sites français, mais nous sommes ouverts vers l'extérieur, sous toute forme possible et envisageable", a expliqué M. Weishaar, dont le groupe réalise en France un chiffre d'affaires de 700 millions d'euros.

En d'autres termes, "si un acquéreur ou un partenaire se présentait pour une partie ou la totalité des sites français, le groupe regarderait" ces propositions, a souligné le patron de KME France (ex-Tréfimétaux) qui dispose de trois usines à Givet (Ardennes), Boisthorel (Orne) et Niederbruck (Haut-Rhin).

"Nous voulons préserver les sites et l'emploi, mais pas forcément en rester propriétaire", a ajouté M. Weishaar, conforté dans sa démarche par l'amélioration des résultats de sa filiale, qui devrait repasser dans le vert en 2013 après avoir essuyé 20 millions de pertes en 2012.

"Nous avons mené en 2013 une politique de maîtrise des coûts, en les adaptant au nouvel environnement du marché, ainsi que nos capacités", a souligné le président de KME France, qui a appliqué ces dernières années deux plans sociaux qui ont touché un total de 140 personnes, dont la moitié sur le site de Givet.

Il y a un an, le groupe avait également envisagé de fermer sa fonderie des Ardennes.

Mais après avoir signé un accord de compétitivité avec les syndicats, "nous avons reporté cet arrêt d'au moins douze mois", a déclaré M. Weishaar. A la fin de l'année, le groupe fera un bilan "sur la compétitivité et productivité" du site et décidera de son sort.

Le groupe KME, présent essentiellement sur le marché européen, a subi ces dernières années le contre-coup du prix très élevé du cuivre sur le marché mondial et la concurrence de produits de substitution beaucoup plus avantageux.

Pour ne pas arranger les choses, le groupe est actif dans l'automobile et la construction, deux secteurs particulièrement moroses en Europe depuis le début de la crise. A la fin de l'année dernière, il s'est déclaré ouvert à des cessions ou des partenariats pour l'ensemble de son groupe.

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