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La vente de TATA STEEL HAYANGE au financier américain GARY KLESCH pourrait intervenir en juin

Jeudi 15 janvier 2015 à 11h25

La vente de l'usine Tata Steel de Hayange (Moselle) au financier américain Gary Klesch pourrait intervenir en juin, a indiqué mercredi le président de Tata Steel France, Gérard Glas, qui a indiqué que le prix de vente devrait être fixé "d'ici fin février".

"Nous avons signé un +memorandum of understanding+ (protocole d'entente) en octobre avec Gary Lesch. Aujourd'hui, 70% des diligences ont été réalisées, d'ici fin février, on va pouvoir se fixer sur un prix pour une vente fin mars qui, après validation par Bruxelles, pourrait intervenir en juin", a expliqué M. Glas.

"C'est un processus qui n'est pas complètement défini quant à son aboutissement, l'éventualité que la vente ne se fasse pas existe toujours", a-t-il toutefois précisé.

Le groupe indien Tata avait annoncé en octobre son intention de vendre sa branche européenne de produits longs à Gary Klesch, un financier américain à la réputation peu flatteuse en France.

Tata Steel emploie 450 salariés sur son site d'Hayange, pour un total de 6.500 personnes sur l'ensemble de ses 9 sites européens de production de rails, tôles et barres métalliques, notamment au Royaume-Uni.

Toutes activités sidérurgiques confondues, Tata emploie 30.500 personnes en Europe, dont 17.500 au Royaume-Uni.

Son usine d'Hayange était régulièrement citée comme un symbole de réussite d'un investissement indien dans la sidérurgie lorraine.

Tata avait ainsi investi un total de 50 millions d'euros depuis 2011 sur son site mosellan, pour le doter d'une ligne de production de rails allant jusqu'à 108 mètres, puis d'une nouvelle ligne de traitement thermique.

"Nous n'avons aucune réponse à nos questions: ni sur la future politique si Klesch rachète, ni sur les emplois, ni sur l'investissement", a déploré mercredi le secrétaire de section CFDT (majoritaire) Didier Sansevero, selon qui il faudrait investir immédiatement 5 à 6 millions d'euros, "sinon quoi on ferme".

En France M. Klesch, spécialiste de la reprise de groupes en difficulté, est notamment connu pour avoir racheté le pôle vinylique du groupe chimique Arkema, Kem One, pour un euro symbolique en juillet 2012, avant qu'il ne soit finalement placé en redressement judiciaire au mois de mars suivant.



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