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La société SPIREL, ex filiale de SOMFY, en liquidation judiciaire

Mardi 22 juillet 2014 à 13h26

Le tribunal de commerce de Chambéry a prononcé lundi la liquidation judiciaire au 31 juillet de la société Spirel, ancienne filiale de Somfy, qui emploie 101 personnes dans la vallée de la Maurienne (Savoie), a-t-on appris auprès de la CGT.

"A partir de demain (mardi, ndlr), on reste à la maison mais on est payé par Spirel jusqu'au 31 juillet", a déclaré à l'AFP Sylvie Ruggiu, déléguée syndicale CGT de Spirel.

"La décision était attendue mais toujours dure à entendre officiellement. La suite va être très difficile dans une vallée où il n'y a pas de travail et avec des salariés qui ont 46 ans d'âge moyen", a-t-elle ajouté.

Spirel emploie 95 femmes et 6 hommes à Saint-Rémy-de-Maurienne (Savoie) où la société fabrique des stators (petits moteurs pour stores électriques).

En 2009, le groupe Somfy avait vendu Spirel à l'industriel Bernard Chappel pour un euro symbolique après avoir licencié 110 salariés. Le groupe s'était engagé à acheter pendant quatre ans la moitié de la production de Spirel.

Placée en redressement judiciaire début 2013, la société Spirel devait trouver un repreneur avant fin juillet pour échapper à la liquidation.

Des salariés de Spirel, soutenus par des élus, se sont rendus à Chambéry lundi, vêtus de tee-shirts noirs barrés d'un crucifix et ont procédé à un lâcher de ballons noirs à l'annonce de la décision du tribunal.

"C'était une journée de deuil", a décrit Sylvie Ruggiu.

La syndicaliste a précisé que les salariés poursuivaient par ailleurs leur action contre Somfy. En mai, ils avaient assigné en justice le spécialiste français des automatismes pour la maison pour dénoncer la "vente abusive" de leur entreprise en 2009.

Leur avocat, Me Fiodor Rilov, avait qualifié cette vente d'opération "d'externalisation de licenciements" destinée à ne pas "payer le coût de la restructuration".

Somfy, basé à Cluses (Haute-Savoie), avait rétorqué que la solution choisie à l'époque lui avait coûté plus cher que s'il avait opté pour un licenciement de l'ensemble des salariés de Spirel.


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