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La mobilité au Canada

Jeudi 22 août 2019 à 12h54 par CLASSE AFFAIRES

Les sociétés modernes évoluent dans un monde en perpétuel mouvement et les individus bougent et bougeront pour causes de mobilité internationale, de migration économique, de démographie déficitaire. A l'image des entreprises qui évoluent dans un monde globalisé les carrières des acteurs sociaux sont elles aussi mondialisées.

A la recherche d’une meilleure qualité de vie

La mobilité professionnelle semble être entrée dans les mœurs en France. Elle porte sur les changements de ses conditions de travail, soit au sein de la même entreprise, soit dans une autre entreprise, mais aussi dans une autre ville, une autre région, voire dans un autre pays.

Selon les baromètres annuels sur la mobilité professionnelle en France réalisé par Ifop/Monster, cette mobilité est incontournable pour 64% des Français. Et, un salarié français sur deux se voit dans les cinq années à venir, ailleurs que là où il est actuellement en poste.

Avec la mondialisation de l’économie, les cartes du marché du travail ont bien évolué. Désormais, il devient nécessaire et presque indispensable de penser à une mobilité professionnelle pour évoluer dans sa carrière ou redonner un nouvel élan à sa vie.

On constate que les nouvelles générations, notamment les milléniaux se montrent bien plus nomades, plus internationaux et plus flexibles que leurs aînés.

La raison principale évoquée lorsque l’on parle de mobilité professionnelle reste la recherche d’une meilleure qualité de vie : épanouissement personnel, devenir son propre patron, réaliser son rêve d’enfant.

Et, dans cet esprit, le Canada reste toujours parmi les premiers pays désignés pour y trouver un nouvel élan. Que cette expatriation dure quelques années ou le reste de sa vie n’a plus aucune importance. Nous sommes devenus mobiles, redevenus nomades, prêts à découvrir de nouveaux horizons, à ouvrir les portes d’un nouveau monde à nos enfants.

La mobilité géographique


Au 21e siècle la mobilité est une aventure transitoire et n’est plus considérée comme définitive. Vivre dans un monde moderne en constante mutation nourrit le sentiment d'être constamment en période transitoire, de devoir s'adapter jusqu'à se banaliser et faire partie du quotidien et de l'ordinaire.

Jusqu'à récemment, partir à l'étranger s'avérait être un projet de vie. L'humain des sociétés modernes est devenu mobile et pluriel. Il peut être entrepreneur, cadre, travailleur immigré, ou immigrant, etc. Il se choisit un projet de vie et il en est l'acteur.

Lorsque l’on parle de mobilité professionnelle, peu de Français pense à un changement géographique. Un quart est prêt à se lancer dans une autre région de France et seulement 14% s’imaginent à l’étranger.

Pourtant, depuis le début des années 2000, on constate une croissance des flux des migrations. Selon l’Insee et le ministère des Affaires étrangères, on compte environ 1,8 million de Français expatriés en 2016. Cela représente une augmentation de 5,2 % par an depuis 2006.

La Suisse reste la destination phare. La stabilité économique et politique de ce pays ainsi que les rémunérations supérieures attirent beaucoup. Viennent ensuite les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne puis le Canada. Sans surprise au regard de leur dynamisme économique, et leurs sociétés considérées comme tolérantes et accueillantes, les pays anglo-saxons ont la faveur des expatriés français. (source : 7e édition de l’étude HSBC Expat Explorer)

Un plus sur le CV

Les jeunes de moins de 35 ans sont les plus touchés par la mobilité, la considérant comme un levier d’ascension sociale sans pareil.

Dans un contexte de chômage important, être mobile devient un atout pour trouver plus facilement un travail puisque l’offre s’élargit. Cela permet aussi de s’ouvrir sur d’autres compétences, de diversifier ses connaissances, d’évoluer dans un nouvel environnement professionnel.

Les carrières sont singulières et démontrent une volonté et une appétence pour de nouvelles expériences. Ceux qui manifestent la volonté de se dessiner un destin ont le vent en poupe. La mobilité choisie offre ainsi la possibilité d'enrichir son patrimoine professionnel.

L’horizon canadien

Pays riche au pouvoir d’achat élevé, le Canada continue d’attirer chaque année des milliers d’immigrants du monde entier (321 000 en 2018). Avec l’Australie, il est la destination la plus prisée au monde. Possibilités d’emploi, qualité de vie et sécurité en sont les principaux attraits !

Ainsi, 2018 est la quatrième plus importante année en termes d’immigration depuis la première compilation des données en 1852. Le dernier record remonte à 1913 avec 401 000 nouvelles personnes au Canada.

C’est grâce à cette immigration que le Canada peut compenser pour le vieillissement de sa population et sa pénurie de main d’œuvre puisque les immigrants sont principalement des personnes en âge de travailler.

On compte 150 000 personnes au sein de la communauté française installée au Canada. L’expatriation française n’est pas obligatoirement permanente et, selon les estimations, seul un Français sur deux reste au Canada. Le besoin de changement suscite un départ, une envie d’entreprendre autre chose, ailleurs, dans un environnement différent. Après quelques années passés au Canada, plusieurs pensent à retourner en France. Le gain d’expérience suffisant, les raisons familiales ou la nostalgie du pays sont les principales motivations invoquées.

Le Québec en premier choix


Le Québec est naturellement la destination privilégiée pour l’immigration française en raison de la langue et de l’implantation de nombreuses filiales françaises dans cette province. Le mode de vie québécois, la qualité de vie, la facilité des démarches pour créer une entreprise sont autant d’atouts en faveur de l’immigration française dans cette province. L’autre facteur concerne les motivations des Français désireux de s’expatrier au Canada.

Afin d'en savoir plus sur les motivations à s'expatrier, nous avons, en janvier dernier, procédé à un questionnaire auprès de 82 653 Français âgés entre 18 et 53 ans. 4 483 personnes ont répondu à l'enquête. Les résultats confirment que les premières motivations à vouloir s'établir à l'étranger la recherche d'une meilleure qualité de vie et la découverte de nouveaux horizons, d'une nouvelle culture. A contrario, s'éloigner de ses proches (famille, amis) et les difficultés administratives (notamment liées à l'immigration) font hésiter à partir vivre à l'étranger.
Source : Sondage Classe Affaires - DEFAC Janvier 2019

La France est le deuxième investisseur étranger au Québec, derrière les Etats-Unis mais devant le Royaume-Uni, avec 360 filiales. Les grandes banques (BNP Paribas, Société générale, Dexia, etc.) et tous les grands groupes (Alstom, Veolia, Suez-Ondeo, Vinci, Danone, Air Liquide, Axa, Essilor, l’Oréal, Hachette, etc.) sont présents, de même que de nombreuses PMI-PME très actives notamment dans les secteurs innovants et dans les services. A noter la présence d’entreprises dans l’électronique (Gemplus, Dassault Systèmes), l’informatique, le multimédia (Ubisoft) et l’aéronautique (Thalès, Safran, etc.). Les PME françaises s’intéressent de plus en plus au Québec comme un marché-test en Amérique du Nord.

Nécessaire préparation tant pour les entreprises que pour les individus

Bien sûr, la mobilité offre la possibilité d’élargir son champ de compétences, de diversifier ses connaissances, d’évoluer dans un nouvel environnement. C’est très souvent un plus sur son CV.

Et, même pour les entreprises, la mobilité sert ! Décider de s’implanter dans un autre pays les oblige à revoir leur modèle d’affaires. Elles devront certainement adapter leur concept à la demande locale, prendre exemple sur d’autres façons de faire. Et pourquoi pas, améliorer la leur ?

Toutefois, la mobilité professionnelle présente aussi des inconvénients. Car, il n’est pas du tout évident de sortir de sa zone de confort. Changer de métier, déménager, et entreprendre une nouvelle carrière, devenir entrepreneur dans un environnement non familier méritent courage et audace.
Cette mobilité, bien que choisie et décidée, doit pourtant se préparer et s'organiser afin d'en tirer le meilleur profit.

Au Canada, de nombreux institutionnels accompagnent et soutiennent les nouveaux arrivants. Car qui dit immigration dit aussi intégration.
L'immigration est souhaitable au Canada et les Français sont attirés par ce si grand pays. Il n’en demeure pas moins que pour y trouver sa nouvelle vie et réussir son intégration, son expatriation doit être réfléchie et planifiée.


Pour en savoir plus : http://www.classeaffairescf.com
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