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Fintech et groupe bancaire : une nécessaire opposition ?

Vendredi 07 avril 2017 à 12h42 par CLUBFUNDING

La startup Compte-Nickel au discours « anti-banque » a annoncé son rachat par la banque BNP Paribas, créant la surprise dans le monde de la finance et des startups.

Rapprochements entre startups et banques : les raisons

L’achat de 95% du capital de Financière des Paiements Électroniques (FPE), proposant le Compte-Nickel, le « compte bancaire sans banque », par BNP Paribas le 4 avril 2017 a secoué le marché de la Fintech. La startup au discours « anti-banque », créée en 2012, avait levé 39 millions d’euros. Elle annonçait devenir rentable dès cet été. Pourquoi, dès lors, ce rachat ?

Hugues Le Bret, président et co-fondateur du Compte-Nickel, avait publié en 2013 l’ouvrage No Bank. Malgré ce titre évocateur, il défend aujourd’hui le rapprochement avec BNP Paribas. Il assure que Compte-Nickel ne deviendra pas une banque et continuera à proposer les mêmes services, à savoir un compte bloqué sans autorisation de découvert, ouvrable en 5 minutes.

Le rapprochement permettra ainsi à Compte-Nickel d’élargir ses objectifs, portés à 2 millions de clients en 2020 contre 540 000 aujourd’hui, et une distribution chez 10 000 buralistes à terme contre 2 500 aujourd’hui. En somme, le but est d’accélérer le développement de la startup.

L’acquisition : une évolution naturelle ?

Toute startup a-t-elle alors vocation à être rachetée par un grand groupe pour se développer ? La réponse semble bien contradictoire. En effet, la startup, particulièrement dans la Fintech, porte intrinsèquement une capacité d’innovation et propose un service précis à son public. Elle tente en effet d’être rentable sans pour autant multiplier ses sources de revenus.

Ainsi, le succès d’une Fintech dans un domaine donné peut s’interpréter comme une réponse, par le service qu’elle propose, à une offre lacunaire sur le marché occupé par de grands groupes. Le risque semble alors fort que le groupe bancaire sous l’aile duquel elle passe ne soit un frein à son développement.

La collaboration comme réponse efficace

Une autre voie est à envisager. À défaut d’une acquisition, les partenariats amplifiés semblent être une solution à la coexistence des groupes bancaires et des Fintech. Qu’elles proposent des services de compte à vue ou de crowdfunding, ces startups ont vocation à occuper une place de plus en plus importante du domaine financier : il faut donc composer.

Les banques ont ainsi la capacité de re-diriger vers des solutions de crowdlending des projets qu’elles ne s’autorisent pas à financer. Le strict processus de sélection des projets chez ClubFunding permet en outre d’éviter aux plateformes de financer les exclus du système de prêt : leurs critères sont aussi stricts que ceux des établissements bancaires. Sans oublier que nombre d’investisseurs faisant appel au financement participatif font également appel aux prêts bancaires pour une autre partie de leur financement : la complémentarité semble, du côté investisseurs, déjà être de mise.

Pour en savoir plus : http://blog.clubfunding.fr/fintech-et-groupe-bancaire-une-necessaire-opposition/
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