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En redressement judiciaire l'emboutisseur STEVA a 3 mois de sursis

Jeudi 14 mars 2019 à 17h06

Le tribunal de commerce de Lyon a accordé jeudi à l'emboutisseur de Haute-Vienne Steva, en redressement judiciaire, une période d'observation supplémentaire de trois mois pour monter un plan financier, industriel et social, a-t-on appris de source syndicale.

"On a jusqu'au 4 avril pour proposer une ébauche de projet construit et le tribunal nous a accordé une période d'observation supplémentaire exceptionnelle de trois mois, jusqu'au 5 juillet, pour présenter notre plan", a indiqué à l'AFP Bruno Grimaux, secrétaire du comité d'entreprise et délégué FO de cette usine implantée à Bessines-sur-Gartempe, qui emploie quelque 110 salariés.

Les salariés avancent des solutions pour poursuivre l'activité mais si un repreneur se présentait avant le 28 mars, il aurait la priorité, a précisé le syndicaliste, déterminé, comme ses collègues, à sauver le site.

"Nous n'avons jamais fait grève. On demande à notre patron de nous reprendre. Il faudra des discussions pour voir combien de salariés seront repris. On a des lettres de clients qui nous soutiennent et on devrait avoir du travail", a ajouté M. Grimaux.

L'italien OMA, seul en lice pour la reprise de Steva, emboutisseur et sous-traitant automobile en redressement judiciaire depuis avril, avait retiré son offre le 11 février dernier.

Spécialisé dans l'emboutissage, l'assemblage et la soudure à destination de l'industrie, Steva appartenait jusqu'en 2014 au même groupe (Altia) que l'ex-équipementier GM&S Industry -aujourd'hui La Souterraine Industrie, LSI - repris en septembre 2017 dans la Creuse au terme d'un conflit social dur, avec la perte de 156 emplois sur 276.






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