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Comment le crowdlending s’inscrit dans notre société

Jeudi 12 janvier 2017 à 09h59 par CLUBFUNDING

Fondateur du site crowdlending.fr, Mathieu George décrypte depuis deux ans ce nouveau mode de financement et son impact sur le paysage économique français. Il nous donne aujourd’hui sa vision sur l’émergence et l’avenir de cette nouvelle pratique.

Le crowdlending, une réponse concrète à des besoins spécifiques

Depuis le décret du 1er octobre 2014 autorisant le prêt de particuliers aux entreprises, le crowdlending a connu une croissance exponentielle en France. « Il a été multiplié par trois en 2015 et aujourd’hui il représente près de 80 millions d’euros prêtés aux entreprises », explique Mathieu George.

À ses yeux, cet essor rapide s’explique par l’alternative salutaire que représente ce moyen de financement pour les jeunes entreprises. « Les banques ne sont pas toujours disposées à prêter aux PME et TPE. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, elles ne prêtent quasiment jamais ou alors à des taux trop élevés. Les plateformes de crowdlending proposent aux jeunes entreprises de se financer autrement, rapidement et avec peu d’intermédiaires. Contre deux mois d’attente pour avoir une réponse de la part d’une banque, une entreprise peut espérer se financer en deux semaines grâce aux plateformes de prêt ».

Le crowdlending permet notamment à ces jeunes entreprises de financer des besoins spécifiques, là où les acteurs traditionnels se montrent plus frileux. « Le plus souvent, les PME y ont recours pour combler des besoins immatériels : développement de logiciels, lancement d’une application, embauche ou considérations marketing… En France, le crowdlending rencontre surtout beaucoup de succès auprès des promoteurs immobiliers, lesquels avaient beaucoup de mal à se financer au lendemain de la crise financière ». Résultat ? « Des dizaines de milliers d’entreprises se développent aujourd’hui en France grâce au crowdlending et ce phénomène s’inscrit progressivement dans notre paysage économique ».

Des partenariats de plus en plus nombreux avec des acteurs institutionnels

Preuve de l’engouement autour du crowdlending, l’intérêt et la confiance croissante des investisseurs institutionnels pour ce nouveau mode de financement. « En France, on assiste à de nombreux rapprochements entre les jeunes fintechs spécialisées et les grands groupes plus établis ». Exemple le plus récent de ce rapprochement : le lancement du fonds Prêtons Ensemble dont l’objectif est de prêter aux PME via les plateformes de crowdlending en fédérant des investisseurs tels qu’Aviva ou AG2R La Mondiale. « Sur les 100 millions dont le fonds est doté, Aviva participe à hauteur de 50 millions d’euros. C’est un moyen pour le groupe de financer l’économie réelle mais aussi de faire bénéficier à ses assurés d’une nouvelle classe d’actifs attrayante ».

Quel avenir pour le crowdlending français ?

Si le crowdlending français connaît une croissance rapide, il n’en reste pas moins à ses balbutiements. « Le financement participatif ne représente encore qu’une goutte d’eau dans le financement global français, contrairement à ce qu’on observe aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Cela s’explique certes par une grande flexibilité des banques françaises, mais aussi par une plus grande maturité des marché anglo-saxons en la matière. Le crowdlending français a beaucoup à apprendre de ses voisins ».

Mathieu George identifie trois tendances porteuses méritant d’être développées en France.

La première est le crowdlending étudiant : « cette tendance a le vent en poupe aux Etats-Unis depuis quelques années mais commence seulement à émerger en France avec l’apparition de plateformes de prêts étudiants participatifs. Ces solutions méritent d’être développées à l’heure où les bons résultats scolaires ne suffisent plus pour décrocher un prêt étudiant auprès des banques ».

La seconde est le développement d’un véritable marché secondaire où il est possible de revendre ses prêts. « Quelques rares plateformes comme ClubFunding le proposent aujourd’hui mais l’essor de ce marché à plus grande échelle dépend de la technologie « blockchain », encore peu développée France ».

Enfin, la troisième est l’apparition de « robots prêteurs » utilisés par de nombreuses plateformes américaines. « Au lieu de choisir soi-même le projet à financer, c’est un robot qui prête à notre place selon des critères prédéfinis au moment de l’inscription sur la plateforme : secteurs d’activité, montant à investir, taux espérés… Plus besoin de faire de veille, le robot prête automatiquement aussitôt qu’un projet correspondant à nos critères est mis en ligne ! »

Résultat ? « La plateforme Lending Robot investit déjà plusieurs milliards de dollars dans l’économie réelle ! ».

Autant de solutions qui pourront inspirer et ainsi contribuer à l’essor du crowdlending dans l’Hexagone.

Pour en savoir plus : http://blog.clubfunding.fr/comment-le-crowdlending-sinscrit-dans-notre-societe/
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