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Ce qu'il ne faut pas faire en matière sociale quand vous rachetez une entreprise

Lundi 12 septembre 2016 à 11h01 par Perenni'Team RSE

Ce qu’il ne faut pas faire au niveau social quand vous rachetez une entreprise.

La «TO DO NOT LIST» à usage des nouveaux patrons.

Dans toute situation, la première impression laissée par le premier contact est cruciale. Surtout quand elle est mauvaise, elle peut laisser des traces qui auront beaucoup de mal à s’effacer.
Comme l’a très justement exprimé Henri Jeanson : Une première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise.

Alors ne ratez pas votre entrée dans votre nouvelle entreprise et évitez de commettre des fautes, erreurs, bévues, ou autres maladresses dont vous aurez du mal à vous remettre.

Installez dès le départ, dès la première minute, ce climat de confiance qui va être si important pour conduire votre entreprise vers le succès : utilisez des basiques comme la ponctualité, la politesse, l’écoute, l’humilité, l’exemplarité, qui sont autant de qualités communément attendues d’une personne en exercice d’autorité et de pouvoir.

Pour aller au plus direct, nous vous proposons une liste à la Prévert à utiliser en « to do not list »

Vis-à-vis des représentants du personnel

- ne pas voir les représentants du personnel dès le 1er jour. 2 situations peuvent se présenter :

• Vous les avez déjà rencontrés – ou certains d’entre eux – Il est en effet de plus en plus fréquent que des négociations avec les délégués syndicaux démarrent avant un rapprochement d’entreprise pour « tâter le terrain » sur l’harmonisation des accords collectifs existants ; ou encore une présentation du repreneur par l’ancien dirigeant aux membres du comité d’entreprise avant la vente définitive. En pareil cas, ne pas les recevoir ou ne pas aller les trouver sur leur lieu de travail très vite après votre arrivée, est une erreur stratégique qui va immanquablement peser sur vos relations futures avec eux.

• Vous ne les connaissez pas ; alors il est primordial de les rencontrer très vite pour vous présenter et leur donner la tonalité de vos futures relations, c’est-à-dire ouvertes, à l’écoute et transparentes

- refuser un rendez-vous qu’ils vous demandent… même si ce n’est pas le jour de la réunion périodique.

- attendre qu’ils demandent à vous voir. C’est à vous de prendre l’initiative.

- accepter de voir certains représentants et pas d’autres… vous allez vous empêtrer à justifier votre choix !

- zapper la réunion mensuelle qui se tient dans les jours qui viennent, au prétexte que vous venez d’arriver et que vous ne connaissez pas l’entreprise « de l’intérieur » pour répondre à leurs questions. Erreur ! ils sont tellement impatients de vous connaître sur le terrain du dialogue social !

- refaire le calendrier des réunions qui a été établi pourtant il y a plusieurs mois. Vous serez peut-être indisponible à une ou 2 dates que vous voudrez changer… mais vous arrivez et même si vous êtes le nouveau patron, ne bousculez pas leurs habitudes. Il sera toujours temps, quand la confiance sera installée, de suggérer un changement.

- les tutoyer d’office, et/ou les appeler par leur prénom. Pour certains, cela peut être jugé comme un manque de respect. Voyez d’abord quelle est la culture de l’entreprise sur ce point et ensuite vous leur demanderez si vous pouvez utiliser le prénom et/ou le tutoiement.

Vis-à-vis des collaborateurs

- Arriver en retard le 1er jour. Non, ce n’est pas scolaire et ce n’est pas parce que cet article est écrit le 1er septembre 2016, jour de la rentrée des classes. Ils vous attendaient pour 9 h et vous arrivez à 11 h ? La ponctualité, c’est une affaire de respect…

- Fumer - même dans votre bureau - en réunion, lors de vos déplacements dans l’entreprise. L’interdiction de fumer s’applique à tous et dans tous les locaux (sauf ceux réservés aux fumeurs, s’ils existent). Non seulement c’est la loi et vous risquez une amende si l’inspecteur du travail débarque à ce moment-là, mais en plus l’exemplarité est une valeur fondamentale.

C’est en étant vous-même exemplaire sur les qualités attendues de vos collaborateurs que vous forgez votre légitimité, installez la confiance et suscitez la performance.

- S’enfermer dans votre bureau avec le DRH et le Directeur Financier. Vos nouveaux collaborateurs, cadres, non cadres confondus, ont tous une imagination débordante !

- Adopter une attitude trop familière. Je vais vous raconter une histoire vécue : le nouveau propriétaire (parisien) d’une entreprise industrielle installée en province, d’environ 180 personnes, assiste au pot de départ d’un ouvrier qui avait passé 40 années de sa vie dans l’usine. Il prend au préalable auprès de sa secrétaire, comme tout bon président qui se respecte, des renseignements personnels concernant ce collaborateur, que bien sûr il ne connaissait pas et n’avait jamais vu, pour préparer un discours « personnalisé » et chaleureux. Il arrive le dernier au pot de départ, voulant ménager son petit effet, va vers le futur retraité, lui tape sur l’épaule et lui dit d’un ton très amical « alors George, heureux c’est la quille ? c’est tes petits-enfants, Camille et Lionel qui vont être contents » et poursuit son laïus sur le même ton familier, comme de bons vieux copains qui se connaissent depuis longtemps ! Quand j’ai fait la connaissance à mon tour de cette entreprise et plus spécifiquement du service RH, c’est la première chose qui m’a été rapportée pour illustrer le manque de respect qu’ils avaient en la personne du président… Le délégué syndical m’a confié à son tour, qu’« un patron qui tutoie d’emblée et qui se comporte de façon trop familière, comment voulez-vous le respecter puisque lui-même ne vous respecte pas ? »
Alors bien sûr, cela dépend de la sensibilité de chacun, de l’activité de l’entreprise, de l’âge, etc… mais ne prenez pas ce risque avant d’avoir vérifié les pratiques et les usages.

- faire le tour des bureaux ou des services en disant bonjour à la cantonade. Prenez le temps de serrer les mains ! Oui c’est plus long, mais le retour positif lui est immédiat !

- prendre des décisions « coup de poing » même si la situation financière est délicate et suggère des actions rapides. Ce n’est pas l’efficacité – si tant est qu’elle soit au rendez-vous - que vos collaborateurs retiendront en premier mais le manque de concertation, de partage et de recul.

Vis-à-vis de quelques « partenaires » extérieurs

- refuser de voir l’inspecteur du travail s’il se présente dans les jours qui suivent votre « installation ». Outre le fait que c’est illégal (un inspecteur du travail peut toujours venir à l’improviste et visiter l’entreprise même si la direction est absente), c’est se priver de l’occasion de faire connaissance avec une personne avec qui il vaut mieux entretenir des relations courtoises plutôt que l’inverse !

- recevoir des journalistes dans les locaux avant d’avoir pris les premiers contacts avec vos collaborateurs ou pire avec les représentants du personnel. Le message qui peut être perçu : « il s’intéresse plus à son image qu’à son personnel » ; vous gagnerez plus et plus vite à vous préoccupez de vos collaborateurs plutôt que de vos relations publiques. Votre référencement naturel y gagnera !
Cette liste n’est pas exhaustive… Pour le reste, je vous renvoie à votre bon sens !

Marie-Hélène JORON
PERENNI'TEAM RSE

Pour en savoir plus : http://perenniteam.fr
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