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CASIL, actionnaire de l'aéroport de Toulouse, dénonce le recours des collectivités

Jeudi 23 mai 2019 à 14h30

Le groupe chinois Casil, actionnaire majoritaire de l'aéroport de Toulouse (ATB), a dénoncé jeudi l'intention des collectivités locales de demander au tribunal de commerce la mise sous séquestre de ses actions.

"La saisine du tribunal de commerce de Toulouse constitue une manoeuvre de déstabilisation, qui va à l'encontre des intérêts d'ATB, de ses employés et de ses usagers", dénonce Casil dans un communiqué, regrettant une "atteinte grave aux principes fondamentaux du droit français".

Lundi, les collectivités locales et la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Toulouse, qui détiennent 40% de la société de gestion de l'aéroport, avaient indiqué déposer "dans les prochains jours" une requête pour mettre sous séquestre les titres de Casil.

Depuis plusieurs mois, ils soupçonnent l'actionnaire chinois de chercher uniquement à maximiser ses dividendes au détriment des réserves financières de l'aéroport.

Les collectivités demandent également la suspension des droits de vote de Casil et l'ajournement de l'assemblée générale du 6 juin qui doit approuver les comptes de l'exercice 2018 et les dividendes.

Casil se dit "très attachée et fière des résultats obtenus par ATB depuis son entrée au capital en 2015, avec notamment une croissance de près de 30% des flux de passagers et du chiffre d'affaires, soit une croissance en 4 ans équivalente à celle obtenue par les collectivités locales en 10 ans".

Fin mars, le tribunal de commerce de Paris, saisi en référé par trois syndicats, avait refusé la mise sous séquestre des actions de Casil estimant que seul l'Etat pouvait présenter une telle requête.

Depuis la privatisation de l'aéroport en 2015, Casil en détient 49,9% mais le groupe a annoncé l'an dernier qu'il comptait s'en désengager, après la décision de l'Etat de conserver une part minoritaire de 10,01% sur laquelle le chinois détenait une option.

Le mois dernier, la justice administrative avait néanmoins décidé d'annuler la procédure de privatisation, décision pour laquelle l'Etat a décidé de se pourvoir en cassation.






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