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AIRBUS GROUP a différentes solutions pour sortir de DASSAULT

Mercredi 30 juillet 2014 à 12h31

Airbus Group a annoncé mercredi qu'il étudiait "différentes solutions" en vue de la vente de sa participation dans l'avionneur français Dassault Aviation, à l'occasion de la publication de ses résultats semestriels.

"Dans le cadre de la refonte de son portefeuille, Airbus Group poursuit différentes solutions pour la vente de sa participation dans Dassault Aviation", rapporte le groupe dans un communiqué. Celle-ci s'élève à 46,32%, soit environ 5 milliards d'euros au cours actuel de Dassault Aviation.

Dassault est toutefois contrôlé par la famille Dassault qui détient 50,55% du capital et surtout le pouvoir décisionnel.

"Nous savons qu'Airbus envisage de vendre sa participation dans Dassault Aviation", a déclaré un porte-parole de Dassault à l'AFP. Interrogé sur la possibilité que Dassault rachète lui-même tout ou partie de cette part, il a répondu: "nous verrons le moment venu", sans autre commentaire.

Airbus Group, ex-EADS, avait revu au printemps 2013 sa gouvernance en mettant fin au pacte d'actionnaires complexe qui permettait aux gouvernements des trois États fondateurs (France, Allemagne et Espagne) de peser sur ses décisions.

Dans la foulée, le groupe a conclu avec l'État français un pacte d'actionnaires d'une durée de 90 ans, pour permettre aux autorités françaises de continuer à peser sur la stratégie de Dassault Aviation.

En vertu de ce pacte, la France bénéficie d'une priorité pour racheter les titres de l'actuel Airbus Group si ce dernier devait vouloir céder tout ou partie des actions qu'il détient dans le constructeur de l'avion de combat Rafale et des avions d'affaires Falcon.

L'hypothèse de cette vente avait été réclamée il y a un an par le fonds activiste TCI (The Children's Investment Fund) qui estimait alors que la participation dans Dassault Aviation avait une "valeur stratégique limitée", Airbus Group n'ayant aucun pouvoir décisionnel sur Dassault.

TCI détenait à l'époque environ 1% du capital d'EADS.

Il avait adressé en août dernier une lettre au PDG d'Airbus Group, Tom Enders, lui demandant "formellement qu'EADS (le nom d'Airbus Group à l'époque, ndlr) cède sa part dans Dassault Aviation dès que possible".

Airbus avait à l'époque botté en touche, se contentant de reconnaître par la voix d'un porte-parole le droit de l'actionnaire TCI à "communiquer sa vision". En interne, on soulignait cependant que Dassault ne faisait pas partie du "coeur de métier".

La perspective d'une cession des parts d'Airbus Group dans Dassault Aviation ne serait pas sans conséquence sur le secteur tout entier et pour l'Etat français. Dassault construit les Rafale qui emportent ses missiles nucléaires et détient, via sa participation dans Thales, 35% dans les chantiers navals DCNS qui construisent les sous-marins nucléaires français.



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