FUSACQ : Pour quelle raison votre groupe s’est-il lancé dans l’acquisition d’entreprise ?
Michael VIAUX : Nous disposons de capitaux propres importants que nous souhaitons utiliser pour investir en croissance externe afin de maximiser notre résultat et ainsi garantir le service des investisseurs intéressés par la loi TEPA.
Quel type de cible recherchiez-vous ?
Une entreprise spécialisée dans la maintenance industrielle, du bâtiment ou alors dans les travaux spéciaux du bâtiment (restauration, monuments historiques, métiers d’arts du bâtiment).
Combien de temps avez-vous mis pour reprendre une entreprise ?
8 mois ont été nécessaires pour reprendre cette entreprise.
Comment avez-vous trouvé votre cible ?
Nous sommes entrés en contact avec cette entreprise via Fusacq où l’intermédiaire avait déposé un dossier de cession.
Pouvez-vous nous décrire la société ?
Baptisée WEKOTEC, cette entreprise est située en Alsace, à Absheim et est spécialisée dans la maintenance industrielle.
Il s’agit de notre première opération de croissance externe. La filiale va conserver son libre-arbitre, son organisation fondamentale, sa stratégie, son marché pour ne pas altérer la dynamique de ses équipes.
Néanmoins, nous allons y injecter notre propre savoir-faire dans le but d’améliorer son rendement.
Nous avons décidé que cette stratégie de développement novatrice serait appliquée pour toutes nos prochaines opérations de croissance externe.
Quelles sont les caractéristiques qui ont retenues votre attention ?
La qualité de sa clientèle industrielle et le prix de cession demandé.
Souhaitiez-vous rencontrer l’équipe avant la finalisation de l’opération ?
Oui, néanmoins la cédante ne m’a pas autorisé à la rencontrer.
Quand avez-vous commencé à évoquer le prix de cession ?
Immédiatement, d’ailleurs, le prix demandé a tout de suite été négocié (330 000 € sont devenus 300 000 €). Ultérieurement, nous avons convenu d’acquérir également la SCI propriétaire des murs.
Comment s’est passée la mise en place du financement ?
Disposant d’1.300 000 € de fonds propres et d’une capacité d’emprunt de 5 000 000 €, la banque nous a prêté 200 000 € avec l’appui d’OSEO et nous avons autofinancé le complément.
Quelle phase a été la plus compliquée lors du process de reprise ?
Obtenir des informations sur l’entreprise que la cédante ne nous confiait qu’avec parcimonie. Elle s’est même révélée un peu cachotière in fine sur certains points !
Quels conseils donneriez-vous aux cédants et aux repreneurs ?
Chaque cas est trop différent autant en ce qui concerne l’acheteur que le vendeur pour pouvoir donner des conseils.
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