Deux candidats ont pour l'instant déposé une offre de reprise de la Saur, numéro trois français de l'eau, tandis que la désignation du repreneur potentiel a été repoussée à la mi-avril, ont indiqué mardi à l'AFP deux sources proches du dossier.
"Deux offres sont sur la table: celle des banques créancières et celle (du fonds d'infrastructure) Cube", a précisé une première source, sous couvert d'anonymat, ajoutant que "plusieurs manifestations d'intérêt" ont été enregistrées "mais aucune ne s'est transformée en offre" à ce stade.
Outre l'homme d'affaires Jacques Veyrat, ex-directeur général du groupe Louis Dreyfus, qui a réitéré mardi à l'AFP son intérêt, la Saur a également aiguisé l'appétit d'Antin Infrastructure Partners --société de gestion adossée à BNP Paribas--, ainsi que du groupe de services Derichebourg.
En revanche, l'assureur Predica (Crédit Agricole), qui avait confirmé son intérêt mi-février, semble avoir finalement renoncé.
Le calendrier a également été décalé d'une quinzaine de jours, avec une décision désormais attendue le 15 avril.
Une seconde source au fait des discussions a confirmé cet état des lieux, la direction de Saur se refusant elle à tout commentaire.
Hime, holding qui détient 100% de la Saur, est plombée par deux milliards d'euros de dette du fait d'une acquisition par LBO (rachat par endettement) surévaluée en 2007.
Les banques créancières --entre 60 et 70 prêteurs, dont la moitié sont étrangers-- souhaitent en prendre le contrôle en échange d'un effacement partiel de la dette, sans exiger de changement de gouvernance ou de réduction d'effectifs.
Les discussions avec la direction achoppent sur le positionnement du curseur d'abandon de créance. Par ailleurs, le hedge fund américain Brigade Capital Management s'est montré intéressé par une reprise d'une partie de la dette existante, selon la deuxième source.
Selon la première source, le fonds spéculatif figurerait déjà dans le club des créanciers après avoir racheté de la dette secondaire à hauteur de 20 millions d'euros.
A l'heure actuelle, Hime-Saur a pour principal actionnaire l'Etat, via le Fonds stratégique d'investissement (FSI) avec 38%, devant Séché Environnement (33%), Axa Private Equity (17%) et Cube (12%).
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